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Zackie means Fight Back! 3ème Thessaloniki Pride Autogéré

Juin 1969: Ce mois-là, les fréquentrices et fréquenteurs d’un bar gay de New York ont crié toutes ensemble à pleins poumons: «Ras-Le-Bol!». Elles en avaient ras-le-bol de l’humiliation, de la moquerie et de la violence. Elles en ont eu assez d’oppression et d’exploitation. Elles ont eu assez de répression gouvernementale. Donc, elles se sont battues contre elle, ayant pris la décision courageuse que prennent les êtres opprimés quand ils se rendent compte de leur oppression: la décision de mener une résistence! Pendant trois jours et trois nuits  d’emmeutes, des gays, des lesbiennes, des transexuels et transgenres  et des drag queens – munies ou pas des chaussures à talons – menaient la bataille contre les forces spéciales de la police américaine. Pendant trois jours ils errigaient des barricades improvisés et se plongeaient dans le combat de rue contre la police. À côté d’eux: le mouvement anti-militaire, le féministes, les organisations gauches, les organisations anarchistes, les «Black Panthers» et le «Young Lords», en solidarité. Nos soeurs et frères lointain.e.s ont revendiqué la décence et la fierté dont on les avait privé.e.s. Et elles les ont gagnées! Dès ces jours historiques Stonewall reste un exemple spécial de contre-attaque et de résistance des personnes privées de leur droits fondamentaux. Privées de leur oxygène, de leur libérté d’exister.

 

«Stonewall means fight back»

Stonewall, soit en 1969, soit aujourd’hui, signifie congtre-attaque!

 

Mai 2019: Le 3ème Thessaloniki Pride Autogéré, «le festival de fierté lgbtqia+ par en bas», se manifeste dans les rues de la ville. Nous ne sortons pas tout.e.s seul.e.s. Nous portons la rage et l’amertume causées par le meurtre de l’Activiste et Drag Queen Zack Kostopoulos/Zackie Oh. Nous portons avec nous notre inquiétude et notre colère. L’extrème droite se hisse aux ppositions de pouvoir partout dans le monde . Elle répand son ombre omineuse au-dessus de toutes les deux côtés de l’Atlantique, au-dessus du Nord et du Sud du continent américain. Soit à travers Trump ou Bolsonaro, soit à travers leurs homologues Européens.

 

Soit à travers les néo-nazis qui attaquent des endroits de rassemblement, des espaces sociaux, des squats et des structures d’aide pour les refugié.e.s; soit à travers les «hommes de famille» et les «femmes de foyer» «respectables» qui portent la masque de du citoyen pacifique ou enragé par la dégénération sociale modèrne. La masque d’un «patriote pur».

 

Soit à travers les chefs de l’église qui vomissent des tas de haine homophobe et transphobe en prêchant de l’ambo; soit à travers les gens souvent prèts à prononcer les mots: «Je ne suis pas raciste, mais…».

 

À travers ceux qui croient que la Grèce et l’Europe ne peuvent pas supporter plus «d’étrangers», mais qu’elles, quand même, possèdent plein d’espace qui doit être disponible au touristes à portefeuilles «gros» .

 

À travers ceux qui déclarent être êmus quand ils entendent de l’omniprésence de la diaspora grecque dans le monde; or, qui ne peuvent pas reconnaître l’existence des minorités ethniques sur le sol grec.

 

Soit à travers ceux qui crient que la «Macédoine est une seule, indivisible et grecque» en imposant au peuples comment se définir; soit à travers ceux qui visionnent des clash militaires avec l’armée turque dans la mer Égée, ayant pour enjeu l’exploitation minière du pétrole et des hydrocarbures.

 

Soit à travers ceux qui ferment les yeux face à la misère, face aux conditions de vie inhumaines au camps de Moria, de VIAL, d’Élaiônas, de Diavata; soit à travers ceux qui choisissent d’embellir l’horreur des camps «de concentration» et «d’entassement» des réfugiés en utilisant les termes: «centre d’acceuil» ou «centre de détention».

 

Soit à travers ceux qui décident d’ignorer les informations inquiétantes sur le maltraîtement, l’harcèlement et le viol des personnes lgbtqia+ et des femmes dans le camps «de concentration» oú elles sont piegé.e.s indéfiniment; soit à travers ceux qui ferment les oreilles quand ils entendent les cris des immigrant.e.s et des réfugié.e.s massacré.e.s, comme trois jeunes femmes réfugiées traversant les passages frontaliers de la rivière Euros, ou noyé.e.s dans la mer Méditeranée par la politique européene des frontières closes.

 

Soit à travers ceux qui n’entendent pas la femme de l’appartement en étage pousser des cris et des pleurs à cause de la violence domestique; soit à travers ceux qui ne voient pas les bruises le lendemain.

 

Soit à travers ceux qui n’ont pas hésité à justifier les actions meurtrières du commerçant «protégeant sa propriété d’un toxicomame supposé.e» à Omonoia; soit à travers ceux qui n’ont eu aucun problème avec la déclaration cynique de la police: «Ça c’est la pratique. À quiconque l’aime.».

 

Soit à travers ceux qui forment des coalitions militaires et conclurent des contrats economiques avec  le président de l’état d’Israël en reinforçant ses politique oppressives; soit à travers ceux qui se poseront en face de leur télévisions en tant que spectateurs de la participation grecque au Concours Eurovision 2019 à Tel Aviv, ignorant le drame quotidien du peuple Palaistinian: arrestations , tortures, bombardements, isolement, infanticide.

 

Nous traversons des temps obscures et omineux. Cependant, ce qui est important est de gagner ce jeu de cartes défavorable à nous, en utilisant tout dont nous disposons.

 

Zackie signifira toujours Cotre-Attaque pour nous!

 

Ça c’est pourquoi nous avons décidé de mener notre bataillle à côté de beaucoup d’autres mouvements. Nou faisons/commençons à faire partie intégrale de ces mouvements. Par ailleurs, serait-il possible que nous n’en fassions pas ?

 

Aucun rempart ne nous sépare du mouvement antifasciste et antiraciste. Nous sommes des antifascistes et des antiracistes. Nous luttons contre le nationalisme et le fascisme de la même façon féroce que nous luttons contre le sexisme. Nous, les lgbtqia+, sommes des «cibles à deux pieds» pour des fascistes. Nous sommes les êtres qui n’oublions pas ce que signifiaient les trangles roses. Nous sommes tout.e.s qui nous battons pour que l’horreur des champs de concentration ne soit jamais répété.

 

Aucun rempart ne nous sépare  du mouvement étudiant (secondaire et universitaire). Nous sommes de étudiant.e.s. Par conséquent, c’est nous qui payons le prix du sous-financement et du dénigrement de l’éducation nationale en Grèce, chez l’austérité extrème. Nous sommes contre la transformation des universités (grecques) en espaces closes à la société, «stérilisées» et apolitiques; la décision de tenir une partie des évènements du festival de fierté autogéré dans le campus de l’AUTH ( Université Aristoteliènne de Thessalonique )est prise cionsciemment. Selon nous, les universités ne sont pas des espaces d’apprentissage tout juste. Elles sont, égallement, des lieux d’échange d’idées politiques, de contact. Elles sont des lieux où se tiennent des évènements culturels. Université-une cellule vivante, une partie intégrale de la societé, ouverte aux nouvelles idées. Nous la «re-revendiquons»!

 

Aucun rempart ne nous sépare des ouvrièr.e.s. Nous aussi sommes souvent des travailleurs indépendants et souffrons des mêmes mesures fiscales défavorables. Nous aussi travaillons dans la précarité; nous aussi sommes forcé.e.s à travailler le Dimanche ou pendant des heures supplémentaires pas remunérées. Nous aussi sommes payé.e.s presque rien, et tout cela sous la menace d’être mis.e.s à la porte. Très souvent nous sommes même mises à la porte parce que nous nous sommes tombées enceintes.

Égallement souvent nous cachons notre identité lgbtqia+ pour que nous ne perdions pas notre travail. Extrèmement souvent, nous sommes chômeuses(/chôm@/chômeurs). En conséquence, les revendications du mouvement ouvrier sont les notres aussi!

 

Aucun rempart ne nous sépare des revendications  féministes. Nous sommes des femmes, des personnes à aspets féminins, des hommes cis et trans en solidarité et même des personnes qui n’arrivent pas à s’exprimer à travers les catégories de genre binaires. Nous «sommes tous les mots» de la phrase: «Pas une de moins!». Nous reclammons que le corps humain est une source de plaisir   – qu’il ne soit pas un champ de bataille  quotidienne au sein delaquelle chacune faut compter ses pertes. Les «NON» que nous prononçons veulent dire NON! Et nous demandons que ces «NON» soient respectés. Nous réunissons nos voix contre la modification imminente du paragraphe 336 du code pénal grec, qui limitera extrèmement la définition du viol au lieu de le baser sur le seul critère logique: l’absence de consentement.

 

Aucun rempart ne nous sépare du mouvement écologique. Nous avons besoin d’une planète afin de vivre et de revendiquer. Nous avons besoin de la terre, de la forêt, de l’eau fraîche et de l’air. Nous nécessitons, en fait, tout ce que les perceuses de la société d’exploitation mineuse appellée «Eldorado Gold», effacent et détruisent à Skouries. Tout ce qu’elles – en accord avec le gouvernement grec – menacent à Khalkidiki, dans la Grèce du Nord. Ce qui pourrait également arriver en Épire, à Sterea Ellada, en Crète ou en mer Ionienne si les projets d’exploitation d’hydrocarbures s’y réalisent. Le «développement» dont on fait l’éloge ne concèrne, en fait, qu’une infime minorité et se traduit en pauvreté pour nous le reste. Il se traduit en abaissement de qualité d’une vie déjà dégradée. Les revendications du mouvement écologique à Skouries et n’importe où ailleurs, sont nos revendications aussi, car elles concèrnent notre présent et notre avenir.

 

Aucun rempart ne nous sépare du mouvement antiguerre et antiimpérialiste. Face au cauchemar d’un clash militaire ce n’est que nos têtes et nos vies qui seront mises en danger. Ce n’est que nos corps qui déviendront de la chair pour les canons tirant pendant la guerre des riches qui accumulent le capital à travers le tranchement de la Méditerranée en ZEE. Des riches c’est-à-dire «Exxon Mobil», «Total» ainsi que les sociétés pétrolières grecques qui se hâtent à co-opérer avec eux. Nous ne permeterons pas l’avénement de niotre mort violente; ainsi nous luttons, plain.e.s de rage contre les guerres de leurs intérêts. Nous ne cherchons pas à trouver des ennemis chez des pays ni voisins ni lointains. Nous connaissons très bien qui sapent nos intérêts et nos vies. Nous savons bien l’identité de notre énemi. Il se trouve toujours «dans notre propre pays». Et un Abysse classial nous sépare de lui!…

 

Les nuages s’épaississent dangereusement. Nous n’avons plus le privilège d’attendre que la tempête passe. Si elle passe, elle passera au-dessus de nos propres têtes. Malgré la récession et le rétrécissement des mouvements ces dernières années, celle-ci, n’est pas une ère de démission. Nous sortons et nous manifestons dans les rues. Nous les lgbtqia+, des êtres humains devenons visibles en partageant nos idées, nos projets d’action et nos mots d’ordre avec le monde!

 

50 ans après les emmeutes de Stonewall nous crions en portant le même esprit décisif et dynamique que protaient les voix ressonants dans les ruelles et les boulevards de New York pendant l’été torride de 1969.

 

Ces jours-là, ces jours-ci et n’importe quand dans l’avenir, nous ne cédrons pas les droits que nous avons acquis. Nous n’abandonnons pas notre lutte pour une émancipation pas seulement sexuelle, mais complète. Leur «normativité», au sein delaquelle on veut nous confiner, est noyée dans le sang de milliers personnes. Des milliers «mutilé.e.s» et «pressé.e.s» afin de s’insérer dans des «moules sociaux» préconçus. Notre place consiste à contester cette «normativité» qui nous marginalise, nous moque, nous harcèlle et, parfoif, nous tue.Si même un.e seul.e d’entre nous se trouve en danger, nous nous y trouvons toutes. Et nous n’arrêterons que quand on baisse les bras de nos corps et de nos vies.

 

En Mai 2019, nous sortons dans les rue de Salonique – portant notre rage à côté de notre tristesse après les meurtres récents de Zack Kostopoulos/Zackie Oh et de mentes femmes cis et trans; après ces fémicides épouvantables en Grèce et en Chypre – en criant le même mot d’ordre que criaient nos soeurs en 1969:

«Stonewall veut dire Contre-Attaque!»

«Zackie veut dire Contre-Attaque!»

 

À la mémoire de toutes les opprimé.e.s, de toutes les abusé.e.s et de toutes les assassiné.e.s.

À la mémoire de Hande Kader, de Marielle Franco, de Zackie Oh.

À la mémoire de toutes qui ont payé «le prix du sang» juste parce qu’elles ont refusé de se taire!

 

Contre – Attaque

 

Assemblée de coordination pour

                                                l’organisation du 3ème Thessaloniki Pride Autogéré

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